Exposition présentée au Musée Victor Hugo de 4 avril au 12 juillet 2009.
Victor Hugo, Patrick Wateau : Incandescences
Pour la première fois, le poète Patrick Wateau dévoile au public un autre domaine de création qui l’occupe depuis peu d’années : le dessin.
Pour Patrick Wateau, le dessin n’a pas remplacé l’écrit. Il a permis à l’issue d’un drame personnel, d’extérioriser plus vite la souffrance.
Cette série de grands formats encadrés de noir, composés de charbon, encres diverses sur papier ne pouvait trouver meilleure place que dans cette maison-musée où jadis Victor Hugo et Auguste Vacquerie évoquaient les bonheurs de la création mais aussi les deuils, les disparitions tragiques et pour conséquence la prise de conscience de l’impuissance soudaine à poursuivre le chemin de la création.
Dans cette maison-musée propice à la pluridisciplinarité, au croisement des genres, à l’ouverture sur autrui, il nous a semblé opportun de proposer une nouvelle fois, une exposition où l’écrit rejoint le dessin.
Devant ces grands formats déclinant toute la palette des noirs, on devine de suite l’importance du geste, la force de celui-ci pour tracer sur le papier blanc, des signes, des formes, des aspérités. On comprend dès lors comment le geste de dessiner se révèle le prolongement de l’écrit.
C’est le caractère immédiat et salvateur dont le poète avait besoin. Devait-il se restreindre ou refuser de poursuivre avec le statut de poète, dessinateur autodidacte ?
Qu’en est-il alors de tous les peintres de l’abstraction en particulier, Christian Dotremont, Cy Twombly, Soulages et tant d’autres qui ont emprunté à la calligraphie un nouveau registre d’expression ?
Cette exposition permet au public de lire les poèmes de Patrick Wateau publiés et édités depuis de nombreuses années, de voir ses livres d’artistes et de découvrir son œuvre dessinée. On verra aussi les rencontres du poète avec Jean-Paul Héraud, Maccheroni, Arnal, Michel Haas et d’autres artistes amoureux des livres...
Sophie Fourny-Dargère
Conservateur-directeur
Victor Hugo, Patrick Wateau : Incandescences
Pour la première fois, le poète Patrick Wateau dévoile au public un autre domaine de création qui l’occupe depuis peu d’années : le dessin.
Pour Patrick Wateau, le dessin n’a pas remplacé l’écrit. Il a permis à l’issue d’un drame personnel, d’extérioriser plus vite la souffrance.
Cette série de grands formats encadrés de noir, composés de charbon, encres diverses sur papier ne pouvait trouver meilleure place que dans cette maison-musée où jadis Victor Hugo et Auguste Vacquerie évoquaient les bonheurs de la création mais aussi les deuils, les disparitions tragiques et pour conséquence la prise de conscience de l’impuissance soudaine à poursuivre le chemin de la création.
Dans cette maison-musée propice à la pluridisciplinarité, au croisement des genres, à l’ouverture sur autrui, il nous a semblé opportun de proposer une nouvelle fois, une exposition où l’écrit rejoint le dessin.
Devant ces grands formats déclinant toute la palette des noirs, on devine de suite l’importance du geste, la force de celui-ci pour tracer sur le papier blanc, des signes, des formes, des aspérités. On comprend dès lors comment le geste de dessiner se révèle le prolongement de l’écrit.
C’est le caractère immédiat et salvateur dont le poète avait besoin. Devait-il se restreindre ou refuser de poursuivre avec le statut de poète, dessinateur autodidacte ?
Qu’en est-il alors de tous les peintres de l’abstraction en particulier, Christian Dotremont, Cy Twombly, Soulages et tant d’autres qui ont emprunté à la calligraphie un nouveau registre d’expression ?
Cette exposition permet au public de lire les poèmes de Patrick Wateau publiés et édités depuis de nombreuses années, de voir ses livres d’artistes et de découvrir son œuvre dessinée. On verra aussi les rencontres du poète avec Jean-Paul Héraud, Maccheroni, Arnal, Michel Haas et d’autres artistes amoureux des livres...
Sophie Fourny-Dargère
Conservateur-directeur